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François Auguste RAVIER
(Lyon, 1814 – Morestel, 1895)

 

Effet de lune sur l’étang près de Morestel


Huile sur papier contrecollé sur carton
Monogrammé en bas à gauche
23,5 x 31 cm

 

Il fit des études de droit à Paris, de 1833 à 1839. Il commença à peindre à Montmartre et dans la forêt de Fontainebleau. Puis, il suivit des cours de peinture à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, dans les ateliers de Théodore CARUELLE d’ALIGNY et Jules COIGNET. Au cours de l’été 1835, il séjourna en Auvergne, à Royat, ou il fit la connaissance de COROT, qui lui donna des conseil et de qui il subit l’influence. Il fit, sans doute à l’instigation de COROT, entre 1840 et 1845, un séjour en Italie. Revenu en France, il se retira dans des campagnes isolées, à Crémieu, en 1852, puis à Morestel, en 1868, ou il vécut jusqu’à sa mort.

Ses œuvres furent très peu exposées de son vivant, il exposa une fois à Genève, une fois à Grenoble et une fois à Lyon ; il participa à un seul salon, dans sa ville natale, en 1889. Plusieurs de ses toiles ont figuré au Musée de Reims, en 1964, ainsi qu’à l’exposition l’Ecole de la nature en Dauphiné au XIXème siècle, organisée par le Musée de Grenoble, en 1982. En 1996, en corrélation avec l’exposition Corot de Paris, Le Musée des Beaux-Arts de Lyon a organisé une exposition de cent quarante peintures et aquarelles de RAVIER.

Etabli à Morestel, il se mit à peindre la campagne de la région, les ruisseaux ; les étangs, les plaines accidentées, barrées au loin par les premières montagnes savoyardes, passant du néoclassicisme de ses début à un paysagisme romantique. On y constate la disparition totale de la figure humaine. Il montra une prédilection pour les éclairages du crépuscule, les jeux de lumière et d’ombres, les variations lentes de l’atmosphère à la nuit tombante, où les tons froids des nuages s’opposent aux tons chauds des étangs. Le ciel, source de lumière, est ainsi l’élément principal de son œuvre, à ce sujet, il déclara : « tout est dans le ciel ; les nuages et l’atmosphère me grisent, c’est l’inépuisable, c’est l’infini »

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Paysages, Q - T, RAVIER