About This Project

Eugène Romain THIRION
(Paris, 1839 – Paris, 1910)

 

Le lévite d’Ephraïm maudissant la ville de Gabaa

Plume et encre
Signé en bas à droite
9,5 x 19,5 cm

 

Œuvre en rapport: tableau du Salon de Paris de 1865, N° 2059, intitulé Le lévite d’Ephraïm maudissant la ville de Gabaa

 

Fils d’un commerçant explorateur agissant aux Amériques, THIRION entra dans l’atelier de François-Edouard PICOT dès 1857 puis il suivit les enseignements, à compter de 1860, d’Alexandre CABANEL et Charles GLEYRE à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.

Il exposa au Salon de Paris à partir de 1861, obtenant des médailles en 1866, 1868, 1869, ainsi qu’un médaille de deuxième classe en 1878 pour l’Exposition Universelle.

Parallèlement à ses apparitions au Salon, THIRION oeuvra également en peinture décorative avec en particulier une participation à la décoration de l’hôtel de la marquise de la Païva sur l’avenue des Champs-Elysées. Dans les années 1870, il participa à la décoration de l’Opéra de Paris et en 1880, il remporte le concours pour le décor du plafond de l’escalier d’honneur de la mairie du 12ème arrondissement de Paris. Vers 1893, THIRION est chargé de peindre la figure de L’Histoire pour le salon des Lettres du nouvel hôtel de ville de Paris. De même, il lui sera commandé une composition décorative pour orner la galerie des Professeurs à la nouvelle Sorbonne en 1898.

Notre dessin reprend la composition intégrale du tableau présenté au Salon de 1865 et intitulé Le lévite d’Ephraïm maudissant la ville de Gabaa qui fut acheté à l’issue du Salon pour 1200 francs et mis en dépôt au musée de Perpignan ou il se trouve toujours.

La scène représentée illustre un passage tiré de la Bible, du Livre des Juges. Jean-Jacques ROUSSEAU a également produit en 1762 un texte peu connu intitulé Le Lévite d’Ephraïm, petit poème en prose de quatre chants et inspiré de ce même passage biblique.

L’épisode est cruel: le lévite devant séjourner dans la ville de Gabaa dut, pour sauver la vie de son vieil hôte, sacrifier sa concubine aux velléités dégradantes et meurtrières des chefs locaux de la tribu des Benjamin. Après la funeste nuit, ces derniers déposèrent au petit matin le corps mort de la concubine devant la porte ou résidait le lévite. Celui-ci quitta alors Gabaa avec la dépouille en maudissant la ville avant de le découper en douze morceaux. Il les envoya ensuite dans les douze tribus d’Israël qui, en représailles, s’allièrent pour passer par les armes la tribu des Benjamin.

 

Musées : Arras, Bordeaux, Bourges, Caen, Lisieux, Nantes, Paris (Mus. d’Orsay), Perpignan, Rouen, Tournus, Tours…

Category
Dessins, Nouveautés, Q - T, Religieux, Tableaux de Salons, THIRION