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Louis Auguste SECOND, dit FEREOL
(Amiens, 1795 – Orléans, 1870)

 

Vue prise aux environs de Fontainebleau
Huile sur toile
Signée et datée 1841 en bas à droite
55 x 65 cm
 
Exposition: Salon de Paris de 1842, sous le N°665
 

Louis-Auguste Second, connu sous le nom de Fereol, eut une intéressante carrière artistique protéiforme. Il naquit dans un milieu d’acteurs: lui-même fils de comédien, il était le cousin de Marie Dorval (la célèbre actrice romantique qui fut la maîtresse d’Alfred de Vigny) et le neveu de Mademoiselle Mars.
Après avoir fait l’école militaire de Saint-Cyr, il devient sous-lieutenant dans la jeune garde impériale, et participe à la campagne de France en 1814. Mais il se reconvertit vite dans le spectacle et devient en 1817 chanteur lyrique (ténor) à l’Opéra Comique où il officie jusqu’en 1838, avant d’exercer ses talents au Théâtre de la Renaissance. Il est également auteur dramatique (il écrit par exemple « Cinq ans d’entr’acte » en 1833). Personnage assez célèbre à l’époque, son portrait en miniature par Paul Gomien est exposé au Salon de 1835.
La peinture est une autre de ses activités, et non des moindres.
Elève de Xavier Leprince, il expose dès 1824 au Salon, et ceci très régulièrement jusqu’en 1848. En 1834, il n’y présente pas moins de 7 tableaux! Il s’agit essentiellement de paysages, d’un style assez classique, représentant des vues du Nord (Douai, Boulogne…), de Picardie (Amiens), de Paris et ses environs, de Fontainebleau, et surtout de la Sologne et d’Orléans, ville dont il a fréquenté le lycée. Au Salon, il est domicilié à Paris à différentes adresses dans le quartier des Batignolles jusqu’en 1835, puis à Orléans à partir de 1837.
Veuf en 1832 de sa cousine Eugénie Boutet de Monvel qu’il avait épousée en 1822, il se retire dans sa propriété de « L’ormette » à Saint-Denis en Val dans le Loiret, avant de s’installer définitivement à Orléans-même en 1846. Il y mène une vie sociale assez active (il y avait déjà fondé l’Institut Musical par exemple). Son fils Félix y naît en 1825, et y sera avocat avant d’embrasser une carrière de médecin.
Bonapartiste convaincu, titulaire de la médaille de Sainte-Hélène, il reçoit la légion d’honneur en 1862. Son patriotisme exacerbé se manifeste une dernière fois lorsqu’il se suicide le 5 septembre 1870 après avoir appris la capitulation de Sedan. Il est l’arrière-grand-père des frères Jacques et Pierre Brissaud, les célèbres peintres et illustrateurs.

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